Votre établissement est-il vraiment visible en ligne au moment où les patients recherchent une information, un professionnel ou un service de santé ?
Aujourd'hui, le parcours de soins commence sur le web, mais la multiplication désorganisée des points de contact (site, réseaux sociaux, publicités) crée souvent une expérience patient fragmentée et difficile à piloter.
Pour répondre à ces enjeux, lancer ou optimiser une stratégie de marketing digital santé est devenu incontournable. Toutefois, multiplier les canaux ou publier davantage ne suffit pas : chaque action doit répondre à un objectif précis et s'intégrer dans un parcours parfaitement coordonné et sécurisé.
Ce guide complet vous accompagne pas à pas. Des concepts fondateurs aux 7 étapes pour construire votre stratégie, nous décrypterons les canaux les plus performants, les grandes tendances de 2026 (conformité, IA, confiance), et la manière dont une plateforme omnicanale peut centraliser l'ensemble de vos communications.
Qu’est-ce que le marketing digital dans le secteur de la santé ?
Définition rapide
Le marketing digital dans la santé désigne l’ensemble des actions numériques utilisées par un établissement, un réseau de soins ou un professionnel pour être trouvé, informer ses publics et organiser ses communications. Il intervient avant la prise de rendez-vous, mais aussi pendant la préparation d’une consultation et après la prestation, lorsque le suivi ou la diffusion d’informations utiles se poursuit.
Comme le rappelle le Journal du Net, le parcours de soins commence souvent par une recherche en ligne. Le patient consulte les services proposés, vérifie la localisation de l’établissement, lit des contenus ou des avis, puis choisit éventuellement de prendre contact. Chaque point de contact influence sa compréhension de l’offre et la confiance qu’il accorde à l’organisation.
Marketing digital, webmarketing et communication digitale : quelles différences ?
Ces expressions sont proches, mais elles ne couvrent pas exactement le même périmètre.
| Notion | Rôle principal | Exemples dans la santé |
|---|---|---|
| Webmarketing santé | Développer la visibilité et l’acquisition sur le web | Site, SEO local, contenu, publicité en ligne |
| Communication digitale santé | Informer, expliquer et entretenir l’image de l’organisation | Réseaux sociaux, contenus de prévention, actualités, gestion de la réputation |
| Marketing digital santé | Relier l’acquisition, la communication et la relation avec les publics | E-mail, SMS, WhatsApp, notifications push, automatisation et analyse des résultats |
Le webmarketing se concentre donc principalement sur les canaux web. Il aide, par exemple, une clinique à apparaître lorsqu’un internaute recherche une spécialité ou un service à proximité. La communication digitale travaille davantage la qualité de l’information, la réputation et les échanges avec les différents publics.
Le marketing digital adopte une vision plus large. Il relie ces actions aux autres étapes du parcours et permet de coordonner plusieurs canaux autour d’un même objectif. Une campagne ne se limite alors plus à attirer une visite sur le site : elle peut aussi faciliter une prise de rendez-vous, envoyer un rappel ou orienter la personne vers une information adaptée.
Quels objectifs pour un établissement de santé ?
La stratégie dépend de la nature de l’organisation et du public visé. Un cabinet local ne poursuit pas les mêmes objectifs qu’un réseau hospitalier, un centre de bien-être ou une entreprise qui s’adresse aux professionnels de santé.
- améliorer la visibilité d’un établissement ou d’une spécialité ;
- rendre les informations pratiques plus faciles à trouver ;
- générer des demandes de contact ou des prises de rendez-vous ;
- diffuser des contenus de prévention et d’éducation ;
- réduire les rendez-vous oubliés grâce à des rappels adaptés ;
- entretenir la relation avec les patients ou les partenaires ;
- suivre les performances de chaque canal.
Ces objectifs doivent être séparés dès le départ. Une page optimisée pour le référencement, un e-mail de confirmation et une campagne sur les réseaux sociaux ne répondent ni au même besoin ni au même indicateur de performance.
Comment le numérique s’intègre-t-il au parcours patient ?
Le parcours patient ne suit pas toujours une ligne droite. Une personne peut découvrir un établissement sur Google, consulter ensuite ses réseaux sociaux, revenir sur le site quelques jours plus tard et finalement prendre rendez-vous depuis son téléphone. Si les informations diffèrent d’un canal à l’autre, l’expérience devient vite confuse.
Une organisation peut structurer ce parcours autour de quatre moments :
- La découverte : référencement local, contenus pédagogiques, réseaux sociaux et avis en ligne.
- La décision : présentation claire des services, informations pratiques, preuves de confiance et prise de rendez-vous accessible.
- La préparation : confirmation, rappel et consignes utiles transmises sur un canal approprié.
- Le suivi : informations complémentaires, mesure de la satisfaction ou contenus liés au service reçu, lorsque le contexte et le consentement le permettent.
Toutes ces communications ne sont pas commerciales. Un rappel de rendez-vous répond à une logique de service, tandis qu’une offre promotionnelle relève de la prospection. Cette distinction influence le contenu, le canal utilisé et les règles à respecter.
Deux exemples de marketing digital santé en France
Doctolib illustre la manière dont le digital peut relier plusieurs étapes du parcours patient. Au-delà de la prise de rendez-vous en ligne, la plateforme propose une messagerie sécurisée, des campagnes de prévention ciblées et des rappels programmés pour inviter les patients à effectuer un suivi précis.
Cette logique s’étend à la gestion des rendez-vous non honorés. Doctolib automatise notamment l’envoi de confirmations, de consignes et de rappels par e-mail, SMS ou notification push. Selon les données publiées par la plateforme, l’ajout d’une notification deux heures avant la consultation peut réduire de 9 % les rendez-vous non honorés. Le numérique sert ici à maintenir un point de contact utile tout en simplifiant l’organisation du cabinet.
De son côté, La Roche-Posay offre un exemple de stratégie de contenu appliquée à la santé dermatologique. La marque publie des articles consacrés à des recherches précises, comme l’eczéma, la peau sensible ou les effets de certains médicaments sur la peau. Plusieurs de ces contenus s’appuient sur des conseils de dermatologues et rappellent lorsqu’un diagnostic médical reste nécessaire.
Cette approche permet à la marque de répondre à des requêtes informationnelles qui exigent un haut niveau de fiabilité, puis d’orienter les internautes vers des contenus complémentaires ou un diagnostic de peau en ligne. Le contenu joue ainsi un double rôle : informer l’utilisateur au moment de sa recherche et l’accompagner vers l’étape suivante de son parcours.
Ces deux exemples suivent la même logique : partir d’un besoin concret et du niveau d’engagement du public avant de choisir le canal. C’est aussi le point de départ des sept étapes présentées dans la section suivante.
Comment construire une stratégie de marketing digital santé en 7 étapes ?
Une stratégie efficace ne consiste pas à ouvrir tous les canaux disponibles. Elle organise chaque action autour d’un objectif, d’un public et d’un moment précis du parcours patient. Les sept étapes suivantes permettent de construire une démarche de marketing digital santé cohérente, mesurable et adaptée à la sensibilité des données traitées.
Étape 1 : définir des objectifs mesurables
Commencez par traduire les priorités de l’établissement en objectifs précis. Il peut s’agir d’améliorer la visibilité locale d’une spécialité, d’augmenter les prises de rendez-vous, de diffuser des informations de prévention, de renforcer l’engagement des patients ou de réduire le nombre de consultations non honorées.
Chaque objectif doit être associé dès le départ à un indicateur. Une campagne destinée à développer la notoriété ne sera pas évaluée comme un scénario de rappel de rendez-vous : la première pourra suivre la portée et les visites qualifiées, tandis que le second mesurera les confirmations et l’évolution du taux d’absence.
Étape 2 : identifier les publics et leurs besoins
Un patient qui découvre un établissement, une personne déjà suivie, un proche aidant et un professionnel de santé partenaire n’attendent ni les mêmes informations ni le même niveau d’accompagnement. La segmentation doit donc prendre en compte le profil du public, son besoin, son degré d’engagement et l’étape à laquelle il se trouve.
Cette distinction permet d’adapter le contenu, la fréquence et le canal. Une information générale sur un service peut être publiée sur le site ou les réseaux sociaux, alors qu’un rappel individuel doit emprunter un canal privé et ne contenir que les données strictement nécessaires.
Étape 3 : cartographier le parcours patient et ses déclencheurs
Représentez les principales étapes du parcours : découverte, évaluation, décision, préparation de la consultation et suivi. Pour chacune, indiquez le besoin du patient, l’information attendue, le canal approprié, l’action recherchée et le déclencheur susceptible d’activer la communication suivante.
| Événement | Déclencheur possible | Action associée |
|---|---|---|
| Prise de rendez-vous | Rendez-vous enregistré | Envoyer une confirmation et les informations pratiques |
| Consultation proche | Délai défini avant le rendez-vous | Rappeler l’horaire, l’accès, les documents à présenter et, sur un canal adapté, les consignes de préparation validées |
| Annulation | Statut du rendez-vous modifié | Proposer, si cela est pertinent, un nouveau créneau |
| Première consultation terminée | Parcours marqué comme terminé | Orienter vers des informations de suivi validées ou proposer une enquête de satisfaction au moment approprié |
| Échéance de prévention ou de suivi | Calendrier médicalement justifié atteint | Adresser un rappel ciblé selon la finalité, les préférences de la personne et les règles applicables |
Un retrait de consentement ou une opposition constitue également un déclencheur : les communications concernées doivent alors être arrêtées. Formaliser ces règles évite les relances inutiles et prépare l’automatisation des scénarios omnicanaux.
Étape 4 : choisir et combiner les bons canaux
Le choix dépend de l’urgence, de la longueur du message, du besoin de réponse et de la sensibilité des informations. Il faut également distinguer une communication nécessaire au service d’une prospection commerciale. La CNIL distingue notamment les messages transactionnels, relationnels et promotionnels, dont les bases légales et les exigences de consentement ne sont pas identiques.
| Canal | Rôle principal | Cas d’usage santé | Consentement ou base légale | Limite ou attention |
|---|---|---|---|---|
| Site et SEO local | Visibilité et acquisition | Services, localisation, prise de rendez-vous | Pas d’opt-in pour une visite organique ; consentement pour certains traceurs | Résultats progressifs et optimisation continue |
| Réseaux sociaux | Sensibilisation et réputation | Prévention, pédagogie, actualités | Dépend du ciblage et de l’utilisation des données | Ne jamais échanger de données médicales en public |
| Communication relationnelle | Suivi, conseils, newsletter | Selon la finalité ; opt-in préalable pour la prospection B2C, sauf exception applicable | Segmentation fine et désinscription simple | |
| SMS | Urgence et confirmation | Rappels de rendez-vous, alertes pratiques | Distinguer message transactionnel et message promotionnel | Format court, fréquence maîtrisée et données minimisées |
| Échange bidirectionnel | Support, questions et rappels | Accord préalable traçable et finalité clairement annoncée | Confidentialité et gestion du temps de réponse | |
| Notifications push | Réactivation | Rappels, suivi, mise à jour de contenu | Autorisation de notification et finalité définie | Dépend d’une application ou d’un navigateur autorisé |
| Publicité en ligne | Acquisition rapide | Campagnes locales ciblées | Consentement pour certains traceurs et ciblages | Coût, restrictions publicitaires et données sensibles |
Les données relatives à la santé appartiennent aux catégories particulières de données personnelles. Leur traitement exige donc une vigilance renforcée et ne doit pas être confondu avec le simple accord pour recevoir une newsletter. La finalité, la base légale, la minimisation des données et les droits des personnes doivent être examinés pour chaque scénario.
Étape 5 : produire des contenus fiables et accessibles
Dans la santé, une information approximative peut affecter la confiance et conduire le lecteur à une mauvaise décision. Les contenus doivent donc s’appuyer sur des sources identifiables, préciser leur date de mise à jour et, lorsque le sujet l’exige, être rédigés ou relus par une personne disposant de l’expertise appropriée.
Adaptez ensuite la forme au canal. Une page SEO peut répondre en profondeur à une question, un e-mail peut guider le lecteur vers une ressource, tandis qu’un SMS doit rester bref et directement utile. Dans tous les cas, utilisez un langage accessible, évitez les promesses médicales non vérifiables et proposez un appel à l’action clair.
Dans la santé, l’urgence médicale ne doit pas devenir une technique d’urgence commerciale. Privilégiez l’information utile, scientifiquement étayée et formulée avec mesure ; évitez les offres limitées, les comparaisons trompeuses, les promesses de résultat et les messages qui provoquent artificiellement la peur de manquer un soin. En France, la communication d’un médecin doit rester loyale et honnête, ne pas induire le public en erreur ni inciter à des actes de prévention ou de soins inutiles.
Étape 6 : orchestrer les scénarios omnicanaux
Le vrai défi n’est pas d’utiliser plusieurs canaux, mais d’éviter le « silence radio » ou la redondance lorsque le patient passe de l’un à l’autre. Chaque canal doit remplir une fonction précise et tenir compte des actions déjà réalisées.
Un patient découvre un établissement grâce au référencement local, consulte une page de service et prend rendez-vous. Cette action déclenche un e-mail de confirmation, puis un SMS de rappel à l’approche de la consultation. Une fois le rendez-vous effectué, le rappel s’arrête et laisse place, lorsque cela est justifié, à une information de suivi adaptée.
Cette orchestration suppose de partager le statut du parcours entre les canaux, de définir des règles d’arrêt et de limiter la fréquence. Elle évite qu’une personne reçoive une demande de réservation après avoir déjà pris rendez-vous, ou plusieurs messages identiques dans un intervalle trop court.
Étape 7 : mesurer, tester et améliorer
Les résultats doivent être analysés à la fois par canal et sur l’ensemble du parcours. En plus des indicateurs classiques — délivrabilité, clics, coût d’acquisition ou désinscriptions — suivez les mesures directement liées à l’activité de l’établissement.
- Taux de conversion de prise de rendez-vous : part des visiteurs ou contacts qui finalisent une réservation.
- Taux de rendez-vous non honorés : part des consultations auxquelles les patients ne se présentent pas, parfois appelée taux de « lapins ».
- Taux de confirmation : part des patients qui confirment leur présence après un rappel.
- Coût par prise de rendez-vous : budget engagé pour obtenir une réservation finalisée.
- Satisfaction patient : retour recueilli à un moment pertinent du parcours.
Testez progressivement l’heure d’envoi, l’intervalle entre deux rappels, le message, l’appel à l’action et la combinaison des canaux. Cette amélioration continue doit rester compatible avec les choix des personnes et les règles applicables. Une fois ce socle établi, il devient possible d’évaluer les évolutions qui transforment actuellement le secteur : conformité, intelligence artificielle, personnalisation et confiance.
Marketing digital santé en 2026 : tendances, confiance et conformité
En 2026, la performance du marketing digital santé ne se mesure plus seulement à la portée d’une campagne. Elle dépend aussi de la capacité de l’organisation à protéger les données, expliquer ses usages technologiques et fournir une information digne de confiance. Quatre évolutions deviennent particulièrement structurantes : la gestion dynamique des consentements, la transparence de l’IA, la crédibilité éditoriale et la maîtrise de la pression marketing.
1. RGPD, HDS et gestion dynamique des consentements
Une personne peut accepter de recevoir un rappel de rendez-vous sans souhaiter recevoir une newsletter. Elle peut aussi choisir l’e-mail pour les informations générales, puis refuser le SMS ou WhatsApp. Ces choix ne doivent pas rester figés : chaque accord, opposition, retrait ou changement de canal doit être enregistré et répercuté dans les scénarios concernés.
Cette gestion dynamique commence par une distinction claire entre message transactionnel, communication relationnelle et prospection. Comme l’explique la CNIL, la finalité du message détermine les règles applicables. Un consentement général ne peut donc pas couvrir indistinctement tous les objectifs, tous les canaux et toutes les utilisations de données.
La vigilance doit également s’étendre aux prestataires. Lorsqu’un service héberge, pour le compte d’un acteur de santé, des données personnelles recueillies à l’occasion d’activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi, il convient de vérifier si la certification HDS s’applique et si son périmètre couvre effectivement le service utilisé. Toutes les données marketing ne relèvent pas automatiquement de ce cadre : la nature des données et le contexte de leur collecte doivent être examinés.
Un rappel de rendez-vous n’a généralement pas besoin de mentionner une pathologie, un traitement ou le motif précis de la consultation. Même sur un canal privé, seules les informations strictement nécessaires doivent être transmises.
2. IA générative : assistance, transparence et validation humaine
L’intelligence artificielle peut aider à produire un premier brouillon, créer des variantes, classer des demandes, organiser une foire aux questions ou optimiser le moment d’envoi. La responsabilité du contenu ne lui est toutefois pas transférée. Les faits médicaux, les formulations susceptibles d’influencer une décision et les réponses sensibles doivent rester soumis à une validation humaine compétente.
La Haute Autorité de Santé rappelle notamment que les réponses d’une IA générative ne sont pas garanties comme vraies. Un chatbot ne doit donc pas se présenter comme un professionnel de santé, et les données de patients ne doivent pas être saisies dans un outil grand public qui n’est pas prévu et encadré pour cet usage.
À partir du 2 août 2026, les obligations de transparence prévues par l’article 50 du règlement européen sur l’intelligence artificielle deviennent applicables à certains systèmes d’IA et contenus générés. Les lignes directrices de la Commission européenne précisent notamment ces obligations. Pour une organisation, le principe opérationnel reste simple : informer lorsqu’une interaction est automatisée, rendre identifiable le contenu lorsque le cadre l’exige et maintenir une supervision humaine.
L’IA peut ainsi assister la production et la segmentation, mais elle ne transfère pas la responsabilité médicale à l’algorithme.
3. Contenus, Google Reviews et secret médical : rendre la confiance visible
Face à la diffusion rapide de contenus générés ou trompeurs, la confiance doit être démontrée. La lutte contre la désinformation en santé est devenue une priorité stratégique en France. Pour un établissement, cela implique d’identifier l’auteur et, si nécessaire, le relecteur médical, de citer les sources, d’afficher la date de mise à jour et de distinguer clairement information, témoignage et promotion.
La même exigence s’applique aux avis publiés sur Google Reviews ou d’autres plateformes. Une réponse peut rester courtoise et proposer un échange confidentiel, mais elle ne doit ni confirmer que l’auteur est patient ni révéler un rendez-vous, une pathologie, un traitement ou un élément du dossier. Le secret professionnel limite parfois la possibilité de répondre publiquement.
| À éviter | À privilégier |
|---|---|
| « Vous avez pourtant été reçu le 12 juin pour votre traitement… » | « Nous sommes désolés que votre expérience n’ait pas répondu à vos attentes. Nous vous invitons à contacter directement l’établissement afin que la situation puisse être examinée de manière confidentielle. » |
Une procédure interne doit préciser qui répond, dans quel délai, quand déplacer l’échange vers un canal privé et comment signaler un avis manifestement faux ou contraire aux règles de la plateforme.
4. Less is more : pression marketing, frequency capping et synchronisation
En 2026, la personnalisation ne consiste plus à envoyer davantage de messages, mais à savoir quel message ne doit plus être envoyé. Une communication déclenchée au bon moment peut être utile ; une succession d’e-mails, de SMS et de notifications répétant la même demande détériore rapidement la confiance. Un rappel cesse d’être utile dès que la personne a confirmé, annulé ou modifié son rendez-vous : à partir de cet événement, toute relance identique devient une pression inutile.
La pression marketing doit donc être calculée sur l’ensemble des canaux, et non séparément dans chaque outil. Le frequency capping fixe un nombre maximal de sollicitations par personne et par période, tandis que la synchronisation partage en temps réel les changements de statut : confirmation, annulation, désinscription ou modification d’une préférence.
Les indicateurs adaptés sont alors le nombre de messages reçus par patient sur une période donnée, le taux de relances devenues inutiles, le délai de synchronisation des statuts, les désinscriptions, les plaintes et les rendez-vous confirmés sans sollicitation supplémentaire.
Avant d’activer une campagne, vérifiez cinq points : la finalité et la base légale du message, la mise à jour des préférences, la quantité minimale de données utilisée, la validation humaine des contenus sensibles et l’arrêt automatique des relances devenues inutiles.
Répondre à ces exigences suppose de synchroniser les événements, les préférences et les règles de communication dans un même environnement. Une plateforme peut faciliter cette coordination technique, sans remplacer les choix stratégiques, juridiques ou médicaux de l’organisation.
Comment une plateforme omnicanale soutient-elle le marketing digital santé ?
Centraliser plusieurs canaux n’a d’intérêt que si les événements circulent entre eux. Dans de nombreuses organisations, l’e-mail, le SMS, WhatsApp et les notifications fonctionnent encore dans des outils séparés. Le résultat n’est pas seulement une charge opérationnelle supplémentaire : ces ruptures deviennent directement visibles pour le patient.
Des outils dispersés aux opérations unifiées
Le problème : un patient confirme sa présence par SMS, mais reçoit un e-mail de relance deux heures plus
tard.
L’apport possible de la plateforme : transmettre l’événement aux scénarios concernés afin
d’arrêter automatiquement les relances devenues inutiles.
Le problème : un SMS de rappel échoue en raison d’un numéro incorrect, d’une indisponibilité temporaire
ou d’un problème de routage.
L’apport possible de la plateforme : appliquer, lorsqu’elle a été
configurée, une règle de reprise sur un autre canal autorisé, comme l’e-mail ou WebPush.
Le problème : les résultats de l’outil d’e-mailing et du fournisseur SMS sont consultés séparément, ce
qui empêche d’obtenir une vue cohérente du parcours. Cette dispersion complique aussi la reconstitution des
traitements, des destinataires, des statuts et des règles appliquées lors d’un contrôle interne ou d’un audit du
DPO.
L’apport possible de la plateforme : consolider les statuts d’envoi, les erreurs et les
indicateurs de délivrabilité dans un environnement technique commun.
Le bénéfice n’est donc pas d’ajouter un canal, mais de faire circuler les événements entre les canaux déjà utilisés.
Quels critères évaluer avant de choisir une plateforme ?
L’évaluation doit associer les équipes métier, techniques, sécurité et protection des données. Une démonstration fonctionnelle ne suffit pas : il faut vérifier comment la plateforme s’intègre au système existant, exécute les communications et restitue les informations nécessaires au pilotage.
- Intégration technique : API REST, webhooks, documentation, environnement de test, authentification, statuts de retour, codes d’erreur et mécanismes de reprise.
- Exécution des communications : canaux réellement disponibles, distinction entre transactionnel et marketing, règles d’arrêt, frequency capping, modèles et variables.
- Sécurité et gouvernance : droits d’accès, journaux d’activité, conservation, suppression, sous-traitants, localisation des données et périmètre HDS éventuel.
- Pilotage : statuts d’envoi, erreurs, données de délivrabilité, export, alertes et possibilité de relier les résultats techniques aux indicateurs métier.
Pour approfondir votre comparaison, consultez notre sélection de plateformes de marketing automation B2B omnicanal .
Exemple avec EngageLab : du système métier au message
Maintenant, nous allons voir une démonstration avec EngageLab, une plateforme d'automatisation omnicanale. La plateforme peut servir de couche d’exécution entre le système métier et les canaux de communication.
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Créez un compte et ouvrir le module Marketing Automation. Commencez par créer un compte EngageLab, connectez-vous à la console, puis accédez au module Marketing Automation (MA) pour configurer le scénario.
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Configurer une source de données. Dans Configuration de base > Source de données, cliquez sur Ajouter une Source de Données, puis choisissez le mode adapté à votre environnement : Mobile pour transmettre les événements d’une application via le SDK EngageLab, Web pour les interactions provenant d’un site, ou API pour les données issues d’un CRM, d’un système de rendez-vous ou d’un autre outil métier. Dans ce dernier cas, nommez la source afin de générer les identifiants nécessaires aux appels REST API. Dans un contexte de santé, ne transmettez que les identifiants, attributs et événements indispensables au déclenchement du parcours ; les informations médicales qui ne sont pas nécessaires à la communication doivent rester dans le système métier.
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Configurer les canaux de diffusion. Dans Configuration de base > Canaux d’accès, cliquez sur Ajouter un canal de diffusion. EngageLab MA prend en charge l’e-mail, le SMS, WhatsApp, AppPush et WebPush. Selon le canal choisi, associez le compte ou l’utilisateur API requis, puis renseignez les paramètres d’envoi, tels que l’adresse et le nom de l’expéditeur pour l’e-mail. Les canaux AppPush et WebPush associés à une source Mobile ou Web peuvent être configurés automatiquement. Une fois le canal disponible, il peut être intégré à un parcours utilisateur. Dans un contexte de santé, n’activez que les canaux adaptés à la finalité du message et couverts par les coordonnées et le consentement du destinataire.
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Créer un parcours utilisateur. Dans Engagement avec IA > Parcours utilisateur, cliquez sur Créer votre premier Parcours, puis sélectionnez un modèle ou construisez un scénario personnalisé dans l’éditeur visuel. Définissez d’abord l’audience et l’événement d’entrée, puis combinez les messages avec des actions telles que l’attente, la fenêtre temporelle, l’écoute d’un événement ou la branche conditionnelle. Pour un rappel de rendez-vous, le parcours peut envoyer un e-mail de confirmation, attendre la réponse du patient, arrêter les communications si le rendez-vous est confirmé ou annulé, et déclencher un SMS uniquement en l’absence de réponse. Avant de publier, vérifiez les conditions de sortie, la fréquence d’envoi et les variables utilisées dans chaque message, puis testez le parcours sur un groupe limité.
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Suivre les performances du parcours et la délivrabilité des messages. Après la publication, consultez les statistiques du parcours pour suivre les utilisateurs entrés, les messages envoyés et délivrés ainsi que les événements de conversion disponibles. La Vue d’ensemble de MA permet de surveiller l’activité globale du projet, notamment le volume d’événements remontés et le nombre d’utilisateurs participant aux parcours (MEP). Pour analyser plus précisément la délivrabilité, ouvrez ensuite le tableau de bord du canal concerné. Dans le cas du SMS, par exemple, EngageLab permet de comparer les cibles planifiées et valides avec le nombre de messages envoyés et livrés, puis d’exporter les données pour une analyse complémentaire.
Pour évaluer cette architecture, commencez par un scénario limité, comme la confirmation et le rappel d’un rendez-vous. Identifiez l’événement source, les données minimales, les canaux autorisés, les règles d’arrêt et les statuts attendus, puis vérifiez comment EngageLab peut exécuter les communications correspondantes.
Conclusion
En résumé, les stratégies de marketing digital santé portent sur de nombreux aspects tels que la création de contenu, les réseaux sociaux, l'e-mail marketing, l'envoi de messages personnalisés et la cohérence des actions.
Puisque gérer manuellement tous ces aspects peut s'avérer complexe, il est fortement recommandé d'explorer une plateforme comme EngageLab afin de profiter de toutes les fonctionnalités et avantages évoqués ci-dessus et de vous démarquer dans le secteur de la santé.
Gardez à l'esprit que le marketing, en particulier le marketing digital santé, évolue constamment avec l'arrivée de nouveaux outils et technologies sur le marché. Ainsi, si vous avez des doutes concernant le choix de la solution ou du service de marketing digital adapté, vous pouvez contacter notre service client pour un échange personnalisé sur vos besoins spécifiques.
Transformez vos événements métier en communications santé coordonnées, utiles et mesurables.



